Get Adobe Flash player

Production des participants :


Si j’étais une fleur

 

Si j’étais une fleur

Fini toutes mes pleurs

J’aurais mille odeurs

Et autant de couleurs

 

Je toucherais le cœur

De celui qui se meurt

J’arrêterais les heures

Guérirais sa pâleur

 

Tu deviendrais mon cœur

Adieu toutes mes peurs

Je louerais le bonheur

Bannirais les rancœurs

 

Si j’étais une fleur

Au diable le malheur

Je t’aimerais sur l’heure

Papillon de mon cœur

 

Si j’étais une fleur

Je serais la fraîcheur

Une fleur porte-bonheur

Effaçant les erreurs

Sarah Marie


 

 

 

…So don’t be afraid to let them show your true colors «  chantait Cindy Lauper…ne sois pas effrayé de leur montrer tes vraies couleurs….Autant faut-il qu’on les connaisse, qu’on se connaisse, qu’elles nous deviennent familières….Et qu’y a-t-il derrières les couleurs que l’on affiche ?

Parfois je me montre bleue. J’affiche un côté froid et distant. C’est quand je ne veux pas qu’on m’embête, qu’on vienne me chercher, qu’on veuille connaître mon avis, quand je ne suis pas rassurée, quand je ne suis pas encore en confiance. Je peux aussi me montrer fleur bleue et alors le rouge me monte aux joues. Ce rouge me rend explosive, pimpante et affairée. Je m’exprime, je m’emballe, je prends de la place, je prends ma place, je me passionne, je suis colère, j’étouffe, je m’étouffe…. Arrive dare dare mon côté noir, quand la nuit envahit la moindre de mes perceptions, quand les sons, les interactions, les altercations les larmes, les symboles, les regards et les rêves en sont teintés…Enfilons vite la manteau blanc, mon côté doux, mon côté ange, cotonneux, nuageux. Je flotte dans la ouate, elle m’enveloppe. J’entends une harpe, je regarde tomber la neige, je mange un bonbon, je souris béatement, je m’en vais faire un somme. Au réveil, je m’habille de soleil, en jaune éclatant, la vie me sourit, la nature aussi, c’est la course aux projets, à l’éclat, à l’éclate, à la détente, à la décompression, aux jeux de mots et de mains, aux taquineries…Sa chaleur m’envahit, je vis, je vole, je m’affole….et je me lance dans l’aventure. Mon côté vert m’amène dans les sous bois et sa fraîcheur, où je m’ouvre, me découvre, j’explore, je sors de ma zone de confort, je dépasse mes limites, je vis l’altérité, les échanges, le mélange, le respect…Je sens que ma nature se laisse pousser des ailes, je lui offre alors le ciel et elle s’envole, ivre de vie et de vent….

Arrive le côté gris où je ne sais plus. J’idéalise et je diabolise tour à tour les autres, mes émotions, les couleurs de ma vie s’effacent, je ne ressens plus, je ne sais plus où je vais et ce que je vaux… je m’évapore jusqu’à devenir transparente, aqueuse, gazeuse, évanescente. Je saisi mon trouble à bras le corps, je suis là, j’existe, regardez moi, parlez moi, ne vous détournez pas, je veux vivre, comme la rose du petit prince.

Rose je deviens. Pleine de charme je me tiens. Je guette. Je te fuis tu me suis, je te suis tu me fuis. J’imagine, j’anime, j’ose, je suppose, je m’adresse, je caresse, je tournoie et je tremble…de joie puis de froid quand mon côté violet se pointe, puis d’effroi quand j’y pense…Le feu s’allume, l’orange chasse le violet, il brûle, réchauffe, éclaire, égaie, il crie puis il marmonne, il s’éteint sous la pluie…

La pluie est passée. L’arc en ciel apparait. Mais…voilà mes vraies couleurs. Elles, sont là, toutes réunies, elles me définissent, elles me réussissent, elles m’unifient, elles m’identifient, elles me chuchotent : fini de faire la chochotte, montre leur tes vraies couleurs !

 Marie Christine