L’habitat participatif c’est quoi ?

Le choix des gens.

Ce sont des logements avec une esthétique différente et des fonctionnalités différentes pensées et crées par les habitants et non par des promoteurs immobiliers ou des architectes. Un lien s’établit entre les futurs résidents dans le but commun de choisir eux-mêmes tous les critères de leur logement pour un « mieux vivre » chez soi à la fois ensemble et en privé.

 

Une « mise en commun » concertée et créative.

Par exemple, pourquoi avoir chacun « sa machine à laver, son sèche linge » ? Un local commun est prévu dans certains cas équipé de plusieurs machines à la disposition des habitants. Même concept pour une « chambre d’amis » « partagée. Également un jardin partagé et aménagé selon les goûts et souhaits des habitants grands et petits. les enfants sont ainsi en mesure de planifier leur aire de jeux et leurs petites plantations potagères de leur propre initiative.

Les avantages immédiats :

  •  Gain de place dans les appartements.
  •  20 % d’économie sur le coût de la construction.
  • Convivialité entre les résidents lors des concertations et décisions.
  • La vie privée est respectée.
  • Créativité, inventivités, innovations possibles comme par exemple au K’Hutte de l’éco-quartier de Strasbourg où les habitants ont installé des ruches d’abeilles et distribuent le miel (très bio) aux habitants.

 

Autopromotion ? Habitat participatif ?

Deux concepts qui traduisent une même idée : s’approprier à part entière la construction de son logement dans le cadre d’un habitat collectif. Un groupe de citoyens devient alors Maître d’Ouvrage et construit ou rénove un ensemble de logements, s’impliquant dans son projet de la conception à la réalisation effective.

¬ Cette alternative à la promotion privée ou sociale et à l’habitat individuel est une manière plus qualitative, plus économique et plus durable de fabriquer de l’urbain mixte avec un voisinage convivial et harmonieux, où chacun trouvera un espace de vie et/ou de travail correspondant à ses aspirations et à ses moyens.

 

L’habitat participatif à Strasbourg

Aujourd’hui, le principe de l’autopromotion s’est étendu à la notion de l’habitat participatif et de nouveaux partenaires ont rejoint cette dynamique : la Ville de Strasbourg, la SERS, Habitat de l’Ill et le Conseil Général du Bas-Rhin. Depuis 2012, une convention lie l’association Eco-Quartier Strasbourg à la Ville pour assurer l’accompagnement des groupes d’autopromotion et d’habitat participatif de Strasbourg.

La Ville de Strasbourg a rédigé un petit guide de présentation des projets et immeubles en habitat participatif, sorti en juin 2017.

 

Vous êtes intéressés ?

  • http://www.association@ecoquartier-strasbourg.fr
  • http://www.ecoquartier-strasbourg.fr/index.php/gt/
  • Permanences, les mardis de 11h à 13h au 13, rue de Nomeny – Strg.
  • Stammtisch « découverte de l’habitat participatif » pour les curieux et curieuses qui souhaitent découvrir les projets en cours d’habitat participatif.

 

 

La loi ALUR définit l’habitat participatif comme « une démarche citoyenne qui permet à des personnes physiques de s’associer, le cas échéant avec des personnes morales, afin de participer à la définition et à la conception de leurs logements et des espaces destinés à un usage commun, de construire ou d’acquérir un ou plusieurs immeubles destinés à leur habitation et, le cas échéant, d’assurer la gestion ultérieure des immeubles construits ou acquis. « En partenariat avec les différents acteurs agissant en faveur de l’amélioration et de la réhabilitation du parc de logements existant public ou privé et dans le respect des politiques menées aux niveaux national et local, l’habitat participatif favorise la construction et la mise à disposition de logements, ainsi que la mise en valeur d’espaces collectifs dans une logique de partage et de solidarité entre habitants »3. Ce chapitre de la loi s’inscrit dans une volonté plus large de « favoriser l’accès de tous à un logement digne et abordable ».

Selon l’étude d’impact de la loi ALUR, cette « troisième voie pour le logement » désigne tout « regroupement de ménages mutualisant leurs ressources pour concevoir, réaliser et financer ensemble leur logement, au sein d’un bâtiment collectif », avec selon les cas des valeurs essentielles de non-spéculation, de solidarité, de mixité sociale, d’habitat sain et écologique2. La mutualisation d’espaces, de services et de ressources permettant de réduire les coûts et d’autres formes d’être ensemble. Il s’agit aussi d’une réappropriation de la conception et gestion du lieu et des conditions de vie. Le lien social et la responsabilité sont mis en avant dans une fabrication plus participative et moins consommatrice de la ville2. Selon l’étude d’impact, l’autopromotion de logements et les coopératives d’habitants sont encore très émergentes en France, mais reçoivent un soutien croissant des collectivités locales et des organismes de logement social2.

Dominique et Anna