Comment ÊTRE bien avec soi, chez soi ?

 

 

Elodie

 

J’appréhende de sortir. Aller faire les courses est comme une petite épreuve. Sortir de la sécurité de mon cocon pour me plonger dans un extérieur me fait très peur aujourd’hui.

C’est cette même peur qui m’habite quand je pense à l’après.

Des tonnes de questions… comment cela va-t-il se passer ? La peur d’une nouvelle vague me hante aussi.

Alors je vis au jour le jour. C’est la seule chose que je sache faire.

Profiter d’être bien chez moi, auprès des gens que j’aime et préserver ma bonne santé.

Serait-ce cela « revenir à l’essentiel de la vie ? ».

 

 

Daniel

Pour ma part, ce confinement est une pause, une parenthèse bienfaisante, donc plutôt positive. Elle me donne du temps et la possibilité de enfin faire du tri, du rangement dans ma cuisine et de me débarrasser de tout ce qui ne me sert plus. C’est comme une petite méditation. On dit que « Ranger et faire le ménage dans son environnement reviennent à ranger et faire le ménage aussi à l’intérieur de soi « .

Le confinement m’a également permis de recontacter certains amis délaissés au fil du temps. Il est très agréable de les retrouver, et d’échanger sur nos vécus.

Pour l’après confinement, j’ai déjà fait une liste. J’ai envie de continuer comme avant à profiter des choses simples de la vie. Ma première action sera de partir en forêt pour m’oxygéner longuement, et puis aller nager, faire du vélo … et puis flâner dans la ville, en quête d’une rencontre peut-être.

 

 

Robert

Le plus intéressant pour ma part est de profiter de ce temps pour me mettre au défi de réaliser des choses que j’avais déjà pensé faire mais pas faites, par manque d’élan ou même de courage.

Par exemple : me replonger dans mon histoire, mes souvenirs d’enfant ou d’adolescent. Avec un peu plus de hauteur et de recul, reconsidérer ce que j’ai pu vivre à cette époque-là. D’abord réécouter tous ces vieux vinyles, laisser monter en moi les sentiments, toutes les impressions qui sont collées à ces mélodies de l’époque. Les images, les scénarios vont se réactiver sans attendre.

A cette époque nous nous écrivions des lettres manuscrites. Où ai-je gardé mes anciennes lettres ? Prendrais-je le temps de lire les quelques courriers conservés de mes premières petites amies, de mes parents après avoir quitté la maison…. Il reste au moins quelques bulletins scolaires.

Et puis combien de fois me suis-je souvenu de tel collègue de classe, de tel ami d’enfance, de tel voisin avec qui j’ai grandi sans les avoir recontactés depuis. Aujourd’hui à l’aide de sites spécialisés je peux faire une recherche et sans difficulté, par un petit « coucou », contacter ces personnes. C’est une très bonne occasion pour échanger nos points de vue sur cette période chargée en bons et moins bons souvenirs. Le but final étant d’avancer sur cette question élémentaire : « Qui suis-je ? ». Suis-je si différent maintenant ? Ne vivais-je pas déjà des éléments marquants de ma personnalité ? Ai-je foncièrement changé mes valeurs ?

 

Flore

Pour moi ce temps de confinement représente un temps de désert qui m’appelle à revenir à l’essentiel, à la source de toute chose et pour moi cette Source c’est Dieu, de fait cela passe par des temps plus nombreux de prière et de méditation de Sa Parole. Ainsi non seulement  je reste dans la vie et l’espérance au quotidien mais aussi je ne me laisse pas polluer l’esprit par toute la négativité environnante.

Grâce à ces temps de méditation, j’ai également pris conscience de ne pas assez prendre soin de moi-même et j’en profite donc pour faire tout ce que je remettais au lendemain (sport, soin du corps, mijoter un bon petit plat) car comment prendre soin des autres si je ne prends pas d’abord soin de moi-même ?

Enfin, depuis le confinement, je peux également développer ma passion de la broderie, découverte depuis peu et ainsi broder et personnaliser mes vêtements (faute de me faire tatouer) par des mots et expressions qui me portent au quotidien et me permettent d’avancer dans ma vie en affirmant ma différence et mes choix personnels.