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Café psycho du 14 mai 18

Le choix du conjoint :

Les conjoints désignaient historiquement les époux, nécessairement deux personnes mariées.
Au sujet des personnes non mariées, on parle de concubins (d’après le code civil, les
partenaires d’un PACS ne sont ni mariés ni concubins).
En France, le mariage étant autorisé entre deux personnes quel que soit leur sexe, on
parlera aussi de conjoints et de concubins entre deux personnes de même sexe.
Le conjoint désigne nécessairement :
une personne mariée], de sexe différent ou non, de son partenaire de vie.
Dans le langage courant ou juridique, le terme conjoint, généralement associé à un adjectif,
peut signifier :
l’époux avec l’expression conjoint marié ; le partenaire lié par un pacte de solidarité avec l’expression conjoint pacsé ;
le concubin avec l’expression conjoint non-marié ; le conjoint successible, parfois également désigné sous le terme de conjoint survivant

 

Définition de couple :

En droit civil et en sociologie, le couple est l’union de deux personnes, dont le statut
peut-être le mariage, le partenariat enregistré ( tel que le PACS en France), le concubinage
ou l’union libre. (Wikipédia)
La formation du couple répond à divers déterminismes sociaux :
homogamie sociale ( profession et catégorie socioprofessionnelle, identité de groupe),
confession religieuse, proximité spatiale et temporelle
L’homogamie ou isogamie est le fait de rechercher un conjoint dans le groupe social auquel
on appartient, c’est-à-dire un conjoint dont le niveau social est équivalent au sien.
On parle aussi d’homogamie de religion, de culture, d’opinion politique, d’âge, etc.
Ce terme a pour antonyme l’hétérogamie.
L’hétérogamie est le fait de rechercher involontairement un conjoint dans une classe sociale,
une religion, un pays différent du sien.
C’est un phénomène qui consiste à l’union de deux conjoints qui ne sont pas proches dans
tous les sens du terme.
L’hypergamie est pour un individu le fait d’avoir un conjoint dont le niveau social est plus
« élevé »,
ou plus généralement, dans une société, le fait de préférer des alliances avec un conjoint de
statut plus élevé.
On parle d’hypergamie féminine lorsque le statut de la femme est inférieur à celle du mari, et
d’hypergamie masculine dans cas inverse.
L’hypergamie féminine est dominante dans les sociétés occidentales.
Selon le sociologue Michel Bozon, elle n’est généralement pas le résultat d’une stratégie
d’ascension sociale mais s’explique par le fait que la majorité des femmes occupent des
positions professionnelles inférieures aux hommes.
Selon une étude américaine sur les préférences dans le choix de partenaires :
– les hommes recherchent préférentiellement chez les femmes la santé et la beauté,
– les femmes accordent plus d’importance au statut, à la réussite professionnelle et à
l’ambition chez les hommes.
Ces tendances hypergamiques ont entrainé en France un taux de célibat supérieure à la
moyenne au sein de la population des femmes les plus diplômées et des hommes les plus
pauvres.
L’hypergamie féminine tend toutefois à se réduire, au moins pour les femmes les plus
diplômées.
Autre sens :
L’hypergamie est l’union répétitive au sein d’un réseau familial étroit poursuivie sur plusieurs
générations ; exemple : Cléopatre est le fruit de plusieurs générations d’incestes:
=> relation générationnelle hypergamique.
L’endogamie :
L’endogamie est observable dans les sociétés où l’on choisit son partenaire à l’intérieur du
groupe (non seulement social —homogamie— mais aussi géographique, professionnel,
religieux), à l’exclusion des personnes touchées par un interdit.
Elle ne concerne jamais la famille même si elle pousse à un mariage préférentiel dans le
clan.
L’endogamie, pratique observée chez tous les peuples de la Terre, consiste à choisir
prioritairement et majoritairement son futur époux/sa future épouse à l’intérieur soit :
a) – de l’aire géographique dont on fait partie (endogamie géographique) ;
La démographie historique a démontré que jusqu’au xixe siècle, le conjoint était choisi dans
80 à 90 % des cas dans un rayon de 8 à 10 km. C’est-à-dire les deux heures que mettait à
pied le jeune homme pour aller courtiser sa fiancée.
Les flux matrimoniaux peuvent être freinés par de mauvaises voies de communication, ou
par tout obstacle naturel (montagne, fleuve…).
L’aire géographique initiale (8 à 10 km) s’est accrue au fil du temps en fonction par exemple
de changements sociétaux (la démocratisation de l’enseignement a favorisé les rencontres à
l’école) ou du développement des voies et moyens de communication.
b) – de la classe sociale à laquelle on appartient (endogamie sociale) ;
Elle est dictée par des motifs plus économiques que sentimentaux.
C’est la volonté de deux familles d’unir leurs enfants ou, à défaut de conjoints, de renforcer
ou maintenir la position économique de leur entreprise ou leur statut social.
C’est le mariage de raison ou forcé dans les classes possédantes.
Chez les classes moins aisées, l’endogamie sociale est pratiquée faute de pouvoir
s’affranchir de sa condition ; elle est appelée «homogamie».
c)- du métier que l’on exerce (endogamie professionnelle) ;
Le mariage se fait de préférence au sein d’un groupe professionnel souvent d’élite. C’est
ainsi qu’à Liège (Belgique) les filles des armuriers travaillant à domicile épousaient
généralement des apprentis de leur père.
d)- de la religion que l’on pratique (endogamie religieuse).C’est le fait de se marier entre
personnes de la même religion et/ou de la même secte.
Par opposition à l ‘e ndogamie
L’exogamie est une règle matrimoniale imposant de chercher son conjoint à l’extérieur de
son groupe social (clan, groupe territorial, caste, société, milieu social).
L’exogamie est totale quand elle oblige à épouser à l’extérieur du groupe social ;
et relative quand elle oblige à épouser à l’extérieur du lignage (avec un parent éloigné).
L’exogamie considère le mariage comme une relation d’échange entre différents groupes
culturels et/ou linguistiques créant des liens plus ou moins durables qui constituent la trame
de l’organisation sociale globale.
L’exogamie est la règle universelle de structuration de la parenté, issue peut-être de la
prohibition de l’inceste, peut-être aussi de l’apparition de l’homme chasseur.
Les migrations représentent un élément important entraînant des mariages exogames,
telles l’immigration nationale (par exemple, les travailleurs flamands en Wallonie aux 19 ème
et 20 ème siècles)
ou internationale (par exemple, les ouvriers italiens dans la région liégeoise après la Seconde
Guerre mondiale).
À l’opposé, l’exogamie peut être freinée par toutes sortes d’éléments, le plus souvent d’ordre
géographique : fleuve, montagne, mer séparant deux populations.
À l’inverse, lorsqu’une population peut – notamment par des moyens techniques – sortir de
son isolement, on constate presque toujours une intensification des échanges matrimoniaux.
Par exemple, la création d’un pont à Andenne, ville belge sur la Meuse, a intensifié les
mariages entre Andennais et Seillois (habitants de la commune située sur l’autre rive).
Les implications psychanalytiques et sociologiques de l’exogamie ont été notamment
étudiées par Sigmund Freud dans son ouvrage Totem et Tabou.
L’hypogamie est pour un individu le fait d’avoir un conjoint dont le niveau social est plus
« faible ». Un mariage est dit « hypogamique » quand l’épouse est d’un rang social supérieur
à celui de son mari.
Autre sens : il s’agit de l’union intrafamiliale comme l’union de demi-frères et de demi-soeurs